Les Cadres du CPSMC à Marseille ... les photos !

C’est avec une météo et une mer des plus favorables le samedi, mais légèrement pluvieuse le dimanche matin, que s’est déroulée le WE du 08 et 09 juillet à Marseille une sortie encadrants du CP.

 

20 participants se sont retrouvés au club « l’Atelier de la mer » à Pointe rouge pour 2 plongées le samedi et 2 autres le dimanche. Hébergement à l’Auberge de Jeunesse Marseille Bonneveine.

 

Les plongées se sont déroulées à l'Impérial du Large, Les Moyades, Le Petit Congloué et pour finir sur une épave "Le Liban".

Ces plongées sur l'archipel du Riou dans le Parc National des Calanques étaient riches en faune et en flore.


Historique de l'épave :

 

Le Liban est un paquebot construit en 1882 à Glasgow (Ecosse), mesurant 91 mètres de long sur 11 de large, et jaugeant 2.308 tonneaux. Il était doté d’une machine à vapeur de 2.150 CV. Il appartenait à la Compagnie Fraissinet. 

 

La présence du Liban sous l’eau peut être considérée comme la tragédie majeure ayant eu lieu dans les eaux marseillaises. 

 

Le 7 juin 1903 vers midi, le Liban quitte le port de la Joliette à destination de Bastia. A son bord environ 220 passagers dont 41 hommes d’équipage, ainsi que diverses marchandises telles que du courrier, du matériel d’école...etc. 

 

Au même moment le paquebot L’insulaire appartenant à la même compagnie, se dirige vers Marseille. 

 

Les navires se sont vus, et ordre a été donné par les deux commandants de virer à droite afin de se croiser. De peur de heurter les petits rochers autour de l’île Maire, le commandant de L’insulaire ordonne « A gauche toute » et va ainsi déclencher la catastrophe. L’insulaire se dirige alors sur le Liban et le percute très violemment sur bâbord.

 

Le Commandant Lacotte du Liban et son équipage manœuvrent pour dégager le bateau. Les dégâts sont très importants. Il décide de se rapprocher de l’île Maire pour débarquer les passagers. Mais les falaises étant trop raides, il tente alors d’échouer le Liban entre les éperons rocheux des Farillons. 

 

Cette manœuvre, qui aurait pu changer la tragédie en un formidable sauvetage, va tourner à la catastrophe. En effet, à une vingtaine de mètres du but, la poupe se soulève au-dessus de la mer. C’est la panique. L’équipage n’arrive pas à lancer les chaloupes (une seule sera descendue), certaines personnes sautent à la mer, d’autres, du fait de l’inclinaison du paquebot, s’écrasent sur le pont. 

 

Puis c’est l’explosion : la chaudière du Liban vient de se briser en deux. Le navire s’enfonce très rapidement. Les passagers et matelots qui avaient trouvé refuge sur l’arrière du Liban, sont faits prisonniers sous la tente installée pour les protéger du soleil, et meurent noyés.

 

Les vapeurs Balkan, Le Planier, Le Bleschamp, l’Eclaireur n°10 et le Ravkoszi, arrivés sur les lieux, ne sauvèrent que peu de personnes. Le nombre des victimes ne fut jamais clairement établi : 90 pour l’armateur, 180 pour les journaux. Ceci s’explique par le fait que les formalités d’embarquement n’étaient pas terminées. 

 

Le commandant de L’insulaire fut condamné trois ans plus tard pour avoir donné l’ordre fatal, et surtout pour avoir continué sa route sur Marseille sans porter secours au Liban. 



Photos de Lionel :


Photos de Jean (jour 1) :


Photos de Jean (jour 2) :


Photos de Sébastien :